André TRABET

Ecrivain - Conférencier - Verbicruciste

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Les Chiens de Corinthe

Avec son troisième ouvrage, André Trabet, nous transporte dans la Grèce du 4ème siècle av.J.C. à la rencontre de ce personnage haut en couleur : Diogène le Cynique.

Il nous fait revivre ses rencontres avec les grands penseurs que furent Platon, Antisthène, Aristippe ou Cratès. Ses diatribes à l’encontre de Socrate et son inoubliable invective à Alexandre le Grand « Ote-toi de mon soleil ! » .

Avec son imagination et son sens inné de l’humour, il met à la portée du plus large public, les événements politiques et mythologiques qui ont marqué à jamais, la pensée occidentale.

Il décrit la vie et les mentalités de ces cités aussi différentes que sont Athènes la démocrate, Delphes la spirituelle, Corinthe la licencieuse, Sparte la rigoureuse, Olympie la sportive.

Le lecteur appréciera la modernité de ces faits historiques et trouvera en Diogène et ses émules, les véritables initiateurs de la pensée anarchique.

Aussi riche que passionnant, « les chiens de Corinthe » se situe à la hauteur de son héros, tout à la fois clochard et philosophe, qui jette un regard lucide sur la société de son époque, si lointaine dans le temps et si proche dans les mœurs, de la nôtre.

EXTRAITS DU ROMAN:

Les sophistes…..Prouvent ainsi que la vérité absolue n’existe pas et que nos vérités ne sont que des conventions humaines, voire des impressions contestables……

Aux habitants de Sinople qui l’ont condamné à l’exil :
L’exil dont vous me frappez plaide en ma faveur et c’est lui, plus que le verdict opposé, qui me donne confiance car il vaut mieux recevoir vos critiques que vos éloges. Cependant je crains que la réputation de ma patrie ne me porte tort. Mais, c’est ma seule préoccupation, j’aime mieux vivre n’importe où plutôt qu’avec vous qui me traitez de la sorte.

Les Chiens de Corinthe

…Que sais-tu faire ? Lui demande le pirate qui veut le vendre comme esclave.
Commander aux hommes, aussi, si l’un de vous à besoin d’un maître, qu’il m’achète !
- Quel est l’homme qui aurait besoin d’un maître ?
- Tous les mauvais qui attachent du prix au plaisir sans en reconnaître aucun à l’épreuve, ce qui est le plus sûr moyen de succomber à la séduction du vice.

Platon à Diogène :
- Voici les deux chemins qui mènent à l’Acropole. Ceux du bonheur sont identiques, l’un est court, escarpé et difficile, l’autre long, peu incliné et facile. Choisis le tien et sache que dans les deux cas je te servirai de guide.

Diogène à Aristippe :

- Par certains aspects de ta théorie, Aristippe, je pourrais être en accord avec toi mais j’en reviens toujours au coût de tes plaisirs. Si, pour satisfaire tes sens, tu dois consacrer ta vie à un travail d’esclave ou te soumettre au bon vouloir d’un tyran, ton plaisir ne sera jamais total...